Glitter Riot, prophète malgré lui d’une ère où tout s’efface dans la brume colorée des projecteurs . Il  retourne la piste de danse avec Rainbow ass Fever. Un groove implacable, des nappes de synthé sucrées, des refrains faits pour être hurlés à tue-tête – 

tout est là pour célébrer la fête ultime, celle qui ne s’arrête jamais. Ou peut-être celle dont on ne veut jamais voir la fin. 

Parce que derrière les beats envoûtants, une question persiste : et après ?

 

Les corps s’agitent, les bouches rient, les mots se diluent. Tout est beau, ou bien tout est moche, mais au fond, quelle importance ? 

On célèbre sans trop savoir quoi, on danse sans trop savoir pourquoi, on s’accroche aux certitudes plastifiées d’une époque qui a transformé les causes en slogans, les luttes en hashtags, la pensée en algorithme. 

 

Alors on continue, hypnotisés par l’éclat des miroirs tournoyants, convaincus qu’ils renvoient encore quelque chose de réel.

Glitter Riot ne dit pas ce qu’il faut penser. 

Il est déjà sur la piste, perdu dans le tourbillon, emporté comme les autres. 

Il danse avec les Jules César des nouveaux empires, il se laisse porter par les confettis, il fait la fête avec ciels qui s’amusent trop pour voir le mur se rapprocher. 

 

Rainbow  ass Fever n’est pas une alerte, c’est un hit. 

Un tube insouciant, trop insouciant. 

Jusqu’à ce que le son s’arrête."

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