Dans ce ping pong , nous inaugurons une série que nous espérons fréquente , intitulée , Music won’t save you from Anything (except Bankruptcy ).
La musique , si elle ne nous sauvera de rien , (à part de la faillite), possède un pouvoir évocateur que nous souhaitons questionner au cours de ces rencontres. Si le streaming a profondément changé notre manière d’écouter la musique , il a aussi eu tendance à nous faire oublier combien l’acte d’achat de supports physiques participe à notre construction mnésique et au delà à notre histoire personnelle.
Pour ceux qui achètent encore des disques, chaque achat est plus qu'une simple acquisition de musique. C'est un voyage dans le temps et l'espace, un acte tangible qui s'inscrit dans la mémoire de l'individu. Le moment de l'achat devient lui-même un souvenir précieux, rappelant les lieux, les personnes et les émotions associées à cette expérience. Le choix minutieux du vinyle, du CD ou de la cassette, la recherche dans les bacs à disques, la consultation avec des amis et des disquaires - tout cela contribue à forger des souvenirs qui restent vivaces.
De plus, la possession de disques reflète souvent une partie de notre identité, une manière d'exprimer nos goûts musicaux et notre histoire personnelle. Les pochettes d'albums, les notes de pochette, et même les éventuelles dédicaces sur les disques deviennent des témoins de nos expériences passées. La musique et les disques que nous avons acquis au fil des ans deviennent ainsi une sorte de journal intime sonore, une chronique de notre parcours.
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