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Ping Pong sont des émissions diffusées dans le cadre du live chaque samedi matin vers 09 heures30 sur Saravadio. Interviews, reportages et digressions locales et:ou musicales. Music won't save you from anything questionne notre rapport à la musique , aux souvenirs, à la mémoire individuelle ( en tant que parcours d'une vie) et collective (en tant que génération) .  CoverMe est une émission mensuelle , consacrée aux reprises, détournées voire retournées. Loop In est une émission mensuelle , consacrée aux musiques ambientes, drone , et experimentales  ça va craquer est une émission bimensuelle , 100% vinyles ca va PAS craquer son alter ego 100% cd OMNI est une émission mensuelle , elles est consacrée aux objets musicaux non identifiés. Vacances j’oublie tout est une série de mix estivaux saison 2024 We Hate rock N roll sont des émissions réalisées en 2020-2021 pour Radio Scarpe Sensée .  Les mix réservés , sont exclusivement réservés aux lecteurs du mensuel du  Gobelin  . Mouvement Statik est une émission bi mensuelle , consacrée à l'ambient , field recordings , electronica et new age .  Les chansons météorologiques sont les titres des lauréats de  notre concours de cjanson météorologiques intitulé météo et tes bas . Trois lauréats diffusés dans les matinales du mardi , mercredi et jeudi , puis le soir à 17 heures  , et bien évidemment disponible en replay /podcasts ici même .  https://saravadio.fr Soutenez-nous sur Tipeee !

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Ping Pong #27 , actualité culturelle , festival Louise Michel à Avion

Le samedi 23 novembre, à Avion, se tenait le tout premier festival féministe du bassin minier : le festival Louise Michel, porté par l’association Les Amis de Mandela. Ce rendez-vous a brillamment illustré le pouvoir fédérateur de l’association, dans une ambiance DIY d’engagement et d’ouverture. Varié et accessible à toutes et tous, le festival a dévoilé de multiples facettes de la lutte contre les discriminations faites aux femmes. Au programme : des associations telles que le Planning Familial, Potenti'ellesFiertés et bien d’autres mais aussi un atelier de sérigraphie, stands de maquillage, une exposition sur Les femmes dans le monde des jeux vidéos,  des démonstrations de boxe, des conférences, une chorale féministe, du théâtre d’improvisation, et bien plus encore.

Comme pour tout reportage, notre regard reste forcément partiel et fragmentaire, tributaire de nos rencontres et déambulations. Loin d’être un inconvénient, cette limitation reflète l’esprit de partage et de discussions du festival, tout en mettant en lumière le foisonnement d’idées porté par l’association. Si le don d’ubiquité nous manque cruellement pour capturer toute sa richesse, nous espérons que ce reportage saura faire résonner l’engagement du festival  Louise Michel bien au-delà du quartier de la république d’Avion , afin d’  ouvrir des discussions, briser des idées reçues et faire avancer la réflexion sur des enjeux qui concernent toute la société.

 Un grand merci à tous les participants, un clin d’oeil appuyé à Martine , Sylvain , Pierre , Olivier, Renaud  , Chantal ,  Quentin et toutes celles et ceux qui ne figurent pas dans ce reportage mais qui ont également contribué à rendre cet après midi encore plus vivifiant et porteur d’espoir . 

Pour aller plus loin sur la dépolitisation du mouvement homosexuel en France , nous vous invitons à lire cet article

 

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Patricia Kraas - Mademoiselle sent la kraas

Patricia Kraas est née dans un petit village alsacien, où l’odeur du fromage mûr est aussi omniprésente que les traditions. Très jeune, elle se découvre une passion pour le jazz et le blues, fascinée par les voix des grandes chanteuses noires des années 50. En écoutant Billie Holiday ou Nina Simone, elle rêve d’une carrière où sa voix, puissante et émouvante, ferait vibrer les cœurs à travers le monde.

Mais la vie en décide autrement. Lorsqu’elle s’installe dans un village de la Thiérache pour tenter de percer sur scène, Patricia découvre que son talent ne suffit pas toujours à effacer certains détails... olfactifs. Sa réputation se construit autant sur son timbre unique que sur une présence "marquée" qui ne passe pas inaperçue. Si son potentiel artistique est indéniable, son odeur devient vite un sujet de moqueries et de refus polis dans l’industrie du spectacle.

Patricia, pourtant, refuse de s’effondrer. Avec une autodérision déconcertante, elle écrit Mademoiselle sent le fromage, une chanson aussi drôle que sincère, où elle tourne en dérision ses détracteurs et raconte son propre parcours avec une honnêteté désarmante. Loin de s’excuser, elle célèbre son authenticité et sa différence, s’attirant l’amour d’un public séduit par sa capacité à rire d’elle-même.

Sur scène, Patricia transforme ce qui aurait pu être une faiblesse en une force irrésistible. Son public, loin d’être rebuté, tombe sous le charme de cette femme qui chante ses failles avec autant de talent que ses passions. Chaque note, chaque mot résonne comme un cri du cœur, une invitation à l’acceptation de soi et du maroilles . 

Aujourd’hui, Patricia Kraas reste une figure emblématique de la scène locale, une artiste qui a su transcender les préjugés grâce à sa voix, son humour, et son courage. Son histoire est une ode à l’autodérision, prouvant que même les rêves les plus odorants peuvent laisser une trace inoubliable.

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Nuclear Drift - Eternal midnight

Nuclear Drift est un duo électro minimaliste né en 2015 dans les décombres de ce qui était autrefois une scène underground européenne… mais surtout dans un garage où traînaient des radiateurs cassés, une friteuse à moitié fondue et une affiche de Michel Sardou en slip de bain. Les deux membres, quinquagénaires désillusionnés et autoproclamés “survivants de la taxe foncière”, ont décidé de fuir un monde déjà condamné — surtout depuis que Maitre Gims a sorti un énième remix de lui-même.

Inspirés par Front 242, Absolute Body Control, et par un tutoriel YouTube pour apprendre l’électro en 15 minutes, Nuclear Drift compose des morceaux télégraphiques, froids et mécaniques, rappelant parfois le bruit d'une machine à laver en fin de vie. Ils revendiquent une esthétique “post-post-post-tout”, dans laquelle même l’espoir a renoncé.

Leurs textes – la plupart écrits sur des tickets de caisse ou des serviettes de fast-food – parlent de la fin du monde, de guerre nucléaire et d’effondrement climatique, mais aussi de l’angoisse de tomber sur Jean Jacques Goldman  au Carrefour Market un dimanche matin. 

Nuclear Drift se présente comme “la bande-son d’un avenir mort-né, avec éventuellement un EP bonus si on survit jusqu’à la rentrée”.

Leur premier album, Archive Nucléaire (2017), a captivé un public extrêmement restreint : trois gothiques belges, un type bourré qui croyait assister à un concert de Début de Soirée, et une dame venue chercher son chien perdu. Le disque est depuis devenu culte dans certains cercles, surtout ceux qui aiment écouter des synthés dépressifs en regardant Météo France annoncer « pluie et désespoir généralisé ».

Depuis, le duo se produit dans des lieux improbables :
• bunkers désaffectés,
• hangars industriels,
• arrière-salles de clubs où l’électricité saute quand quelqu’un éternue,
• et, une fois, dans un ancien centre commercial reconverti en musée dédié à une mèche de Patrick Bruel.

Leur dernier titre, Eternal Midnight, est une ode à la stagnation climatique, à la grisaille française éternelle, et au sentiment d’avoir déjà vu cette journée 74 fois. Le morceau mélange désespoir, bruit électronique et un soupçon d’absurde — notamment un passage où l’on entend une voix robotique réciter des extraits de Valeurs Actuelles à l’envers.

Nuclear Drift, c’est un peu comme si Poutine, Belin, et un grille-pain mourant tentaient de composer un morceau ensemble : ça crépite, ça grince, et ça donne envie de vérifier si on a bien éteint la lumière avant la fin du monde.

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Curiosités Sonores #01 - Ma copine a une passion pour les punaises d'Olivier Pichard

Dans cette chronique, découvrez des artistes sonores dont les œuvres valent d’y jeter une oreille.

Retrouvez chaque semaine des créations dans des styles différents : Paysages sonores, créations radiophoniques, performances, field recording, fictions sonores, recherches et autres curiosités sonores.

Je suis aussi toujours à l’écoute de nouveaux sons, envoyez vos créations sonores à contact @ mécanique des sons

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Southern exit - French bad trip

Southern Exit, c’est l’histoire stupéfiante d’un groupe composé d’ex-technophiles de la Silicon Valley qui ont décidé de fuir Trump, la surcharge mentale… et probablement aussi une réunion Zoom de trop. En quête d’un “rêve français” aussi crédible qu’une pub pour du parfum, ils ont traversé l’Atlantique persuadés que la France était peuplée de poètes à béret, de vaches parfumées au camembert, et de gens qui chantent du Piaf en faisant du vélo sous la pluie.

Dans leurs valises : un amour sincère pour l’Americana, le folk cajun, et une capacité à transformer chaque déception en chanson – une compétence acquise après avoir passé dix ans à coder des applis que personne n’utilisait. Armés de chemises à carreaux, bottes en cuir et banjos qu’ils n’accordent jamais, ils vivent dans une oscillation permanente entre clichés yankees et réalités françaises. Leur autodérision est telle qu’ils ont failli appeler leur groupe “Chèvre & Bourbon”.

"French Bad Trip", leur premier single, raconte leur arrivée en France : l’épreuve du métro parisien, la découverte des boulangeries où personne ne comprend leur accent, et leur premier Beaujolais Nouveau qui avait, selon eux, “goût de raisin fatigué”. Sur un mélange folk-cajun joyeusement bancal, ils chantent leur choc culturel sans retenue, entre nostalgie américaine et crise existentielle devant une baguette trop cuite.

Ce morceau résume bien leur mission artistique : capturer les désillusions modernes tout en balançant une mélodie entêtante, un peu comme un hymne pour ceux qui rêvent de tout plaquer… avant de réaliser que leur pays d’accueil ne comprend même pas comment ils prononcent “croissant”.

Southern Exit, c’est finalement ça : des Américains perdus en France, mais trop charmés par leur propre confusion pour vouloir rentrer. Une erreur géographique transformée en carrière musicale. Et honnêtement, ça marche plutôt pas mal . 

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