SARAVADIO

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Ping Pong :  Interviews, reportages et digressions locales et:ou musicales. Music won't save you from anything questionne notre rapport à la musique , aux souvenirs, à la mémoire individuelle Loop In est une émission mensuelle , consacrée aux musiques ambientes, drone , et experimentales  Le gumbo mix  , lui seul connait la recette Mouvement Statik est une émission bi mensuelle , consacrée à l'ambient , field recordings , electronica et new age .  Les chansons météorologiques est un projet parodique réalisé en grande partie sous IA . 100 years se propose de découvrir une année en musique chaque mois . Alternatives est une émission mensuelle musicales sans oeillères . Rural.es est un modcast qui questione le statut de la femme et/ou des minorités de genre à la campagne . https://saravadio.fr Soutenez-nous sur Tipeee !

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Jeanne Michel Jarret - Cosmic blouse

Jeanne Michel Jarret, c’est un nom qui défie les conventions, un équilibre fragile entre héritage et rébellion. Un prénom choisi pour échapper aux cases binaires, un nom de famille parfois difficile à porter – surtout quand on est végane et que les mots font plus mal qu’un astéroïde. Mais derrière ces détails, tout semble indiquer que Jeanne est l’héritier·e d’une lignée musicale légendaire.

Enfant des astres et des synthétiseurs, Jeanne Michel Jarret fuit les étiquettes et les attentes terrestres. Iel trouve refuge dans l’espace, là où le bruit des jugements ne porte pas, là où l’immensité permet enfin de respirer. Sa musique, c’est une tentative de recréer ce vide protecteur, mêlant nappes vaporeuses, rythmes cosmiques et textes minimalistes, comme des fragments de journal de bord d’un·e astronaute égaré·e.

Avec son premier album, « Les harmonies du vide », Jeanne Michel Jarret compose une odyssée sonore où l’électronique rencontre l’introspection. Ses mélodies, à la fois douces et hypnotiques, parlent de déracinement, d’identité et de la difficulté d’habiter pleinement ce monde.

Sur scène, Jeanne Michel Jarret est une présence énigmatique, presque spectrale. Les lumières rappellent des aurores boréales, les sons donnent l’impression de flotter en apesanteur, et sa voix, à la fois fragile et puissante, semble venir d’un autre univers.

Iel est une fugitive des étoiles, un·e voyageur·euse de l’infini, qui nous invite à dépasser les frontières terrestres pour explorer les galaxies de notre propre être.

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Ping pong #29 , actualité culturelle , interview Claude Devaux Sillons de culture

Bienvenue à tous et à tous . Aujourd’hui, dans Ping Pong ,  nous avons le plaisir de recevoir Claude Devaux, président de l’association Sillons de Culture. Cette structure joue un rôle clé dans la valorisation locale de la culture  et propose une riche programmation d’événements  tout au long de l’année. Mais au-delà des spectacles, conférences et expositions que nous évoquerons ici , nous chercherons à savoir et à  comprendre ce qui motive cette association .  Quels sont ses défis, ses ambitions et ses valeurs ? Nous  en parlons ensemble dans le Ping Pong N°29 !

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OMNI #11

    OBJET MUSICAL NON IDENTIFIE

        PLAYLIST DE L’EMISSION #11

        (JANVIER 2025)

Space Cowboy GIF

 

 

FRONT 242

«GVDT»

1982 RED RHINO EUROPE

 

BROWN SPIRITS

«Mind Rocker» (Part 1)

2025 SOUL JAZZ RECORDS

HAWKSMOOR

«Parallelograms»

2024 SOUL JAZZ RECORDS

 

DAAN

«Shadow»

2024 PIAS

 

THE MELLOTONE PROJECT

«Godsend»

2024 BANDCAMP  

 

DEVO

«Be Stiff» (Alternate Mix)

1979 FUTURISMO

 

DEVO

«Baby Doll» (Démo)

1986 FUTURISMO

 

Camille SCHMIDT

«Stanley» 

2024 SELF RELEASED

 

THE BEASTS

«Succubus»

2024 SLICK PRODUCTIONS

 

Hugo RACE & Michelangelo RUSSO

«Somebody Help Me»

2024 GUSSTAFF RECORDS 

 

BLACK DEVIL DISCO CLUB

«Follow Me» (Instrumental)

 1978 BORN BAD RECORDS

 

THE DISMEMBERMENT PLAN

«Crush»

2000 DESOTO

 

THE LEGENDARY PINK DOTS

«Love On A Pale Green Postage Stamp»

1986 PIAS

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Névroses détournées - Le vent souffle fort

Le Collectif "Les Névroses Détournées"

Né dans l'ombre des grandes scènes et des circuits commerciaux, Les Névroses Détournées est un collectif de musiciens dont la musique résonne comme un cri silencieux contre l’absurdité du monde moderne. S'éloignant des feux de la rampe et des attentes du grand public, ces artistes ont choisi l’autarcie et la discrétion. Installés dans une ferme isolée des Hauts-de-France, ils cultivent leurs légumes et leurs idées, loin des tendances et du consumérisme culturel.

Le collectif est composé de musiciens issus de divers horizons, unis par une volonté commune de repousser les limites de la musique et d'explorer les territoires inexplorés du jazz expérimental. Leur musique, libre et débridée, prend racine dans l'esprit des années 70, où le jazz était une quête d’émancipation. Pourtant, loin d’être un hommage nostalgique, leur style est résolument ancré dans le présent, celui d’une époque où l'illusion du changement a cédé la place à un dégoût palpable du système en place.

 

Pierre-Henri (saxophone), le leader du groupe, est un autodidacte de la musique et un fervent défenseur de l'autosuffisance. S'il joue parfois des airs torturés qui semblent dire "je ne crois plus en rien", il croit fermement en la nécessité de s’extraire de la société de consommation pour créer. "Le succès, c'est la fin de l’art", répète-t-il souvent en grattant son saxophone comme si chaque note était une évasion.

Lucie (batterie), elle, joue avec l'instinct. Les rythmes qu’elle génère sont chaotiques, imprévisibles, bruts, comme une réaction contre l’ordre imposé. Autrefois batteuse dans un groupe de rock progressif, elle a quitté la scène pour trouver une forme de liberté dans les forêts des Hauts-de-France, loin des attentes de l’industrie musicale.

Julien (contrebasse), l'épicurien, a quitté Paris après un burn-out artistique. Il s’est exilé pour se concentrer sur son instrument, mais surtout sur une vie loin du regard des autres. Dans le silence des champs et le bruit de la nature, il a appris à écouter autrement, et sa contrebasse en est le miroir : profonde, résonnante, parfois presque impénétrable.

Sophie (piano et claviers), quant à elle, est une spécialiste du son déformé. Elle joue avec les textures, les échos et les distorsions comme si la musique elle-même était un objet à manipuler, à déconstruire. Ses doigts flottent entre les touches avec une fluidité hypnotique, mais toujours avec ce sentiment de distance. Elle dit souvent que le piano est "un piège" dans lequel elle aime se perdre.

Matthieu (guitare), quant à lui, est un explorateur sonore. Son jeu est un mélange d’accords cassés, de lignes frénétiques et de silences. Il n’a jamais cherché à être le guitariste parfait, préférant s’épanouir dans une approche presque violente de son instrument, déformant la réalité musicale, comme s'il voulait en faire éclater les fondations.

 

Ils n’ont pas d’objectifs commerciaux. Leur seule "ambition" est de tester les limites de leur propre perception et d’offrir une musique qui se confronte sans cesse à l’absurde, tout en rejetant les codes du succès. Ils composent dans leur maison de campagne, entourés de leurs récoltes, et leur musique naît de cette fusion étrange entre le monde agricole, l’expérimentation sonore et un rejet farouche des règles imposées par la société.

Le collectif joue rarement en public, préférant les sessions improvisées dans leur studio isolé, où chaque note semble surgir comme un acte de résistance, un cri de désillusion face à un monde qui continue de tourner malgré tout. Mais quand ils montent sur scène, c’est une expérience rare : un choc musical où la beauté s’entrelace avec la monstruosité, où le chaos devient l’expression ultime d'une époque perdue.

Pour eux, chaque morceau est une porte ouverte, un chemin sans retour vers une réalité alternative, une exploration sans fin de ce qui pourrait être. Car, finalement, ce n’est pas le monde qui doit changer, mais la manière dont on le perçoit. Et tant pis si personne ne les écoute. L’important, c’est ce qu’ils entendent entre les murs de leur studio, dans les champs et au fond de leurs têtes.

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